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Budget de la Sécu : le patronat s'élève contre la baisse des allègements de charges
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/10/2024 à 12:05

Patrick Martin, le 8 mai 2024, à Marseille ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Patrick Martin, le 8 mai 2024, à Marseille ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Le communiqué publié lundi 21 octobre est signé à la fois par le Medef, la Confédération des PME (CPME), l'U2P (entreprises de proximité), la Fédération nationale des Syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et l'Udes (Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire).

L'ensemble des organisations patronales représentatives, ainsi que la FNSEA et l'Udes, d'une même voix. Lundi 21 octobre, elles se sont élevées contre la baisse des allègements de charges prévue par le gouvernement pour dégager des économies dans le budget de la Sécurité sociale.

Ces exonérations "ne sont pas un 'cadeau' aux entreprises", soutiennent ces organisations dans un communiqué conjoint, puisqu'elles "contribuent à garantir un niveau de salaire minimum parmi les plus élevés de l’OCDE en pourcentage du salaire médian". Les diminuer représenterait, selon elles, "une charge supplémentaire de plus de 5 milliards d'euros que devraient supporter" les entreprises, rognant "mécaniquement leurs marges", au risque d'entraîner des "destructions d'emploi", notamment pour les salariés proches du Smic.

Fait rare, le communiqué est signé à la fois par le Medef, la Confédération des PME (CPME), l'U2P (entreprises de proximité), la Fédération nationale des Syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et l'Udes (Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire). Pour ces dernières, les allègements de charges "dont bénéficient aujourd’hui les entreprises pour les rémunérations allant jusqu’à 3,5 Smic" ont "produit des résultats incontestables" en préservant "l’emploi, en particulier des populations faiblement qualifiées." En particulier dans les secteurs aux "rentabilités faibles", qui, "n’ayant pas la possibilité de répercuter à leurs clients (...) l’augmentation de leurs charges, seraient mis en difficulté", craignent les organisations patronales.

La réforme permettrait, selon le gouvernement, d'engranger au moins quatre milliards d'euros de nouvelles recettes

"Le redressement de nos finances publiques est indispensable. Mais c’est bien la capacité de nos entreprises à rester économiquement performantes et à croître qui permettra durablement d’assurer l’emploi", assurent les organisations patronales. Le projet de budget pour 2025, actuellement en examen à l'Assemblée nationale, prévoit de limiter et répartir différemment les allègements de cotisations patronales, aujourd'hui fortement concentrés au niveau du Smic, dans l'espoir d'obtenir de nouvelles recettes et d'inciter les employeurs à augmenter les très bas salaires.

Ce nouveau cocktail d'allègements s'arrêterait en outre à 3 Smic, contre 3,5 Smic aujourd'hui. Une limite plus basse qui, pour les organisations patronales "affecterait la compétitivité et la pérennité des entreprises dans un contexte de concurrence internationale accrue." La réforme permettrait, selon le gouvernement, d'engranger au moins quatre milliards d'euros de nouvelles recettes.

7 commentaires

  • 22 octobre 13:48

    Les rédacteurs du site Boursorama sont de flèches à le titre de llaisse penser que le patronat serait contre les baisses de charge. Heureusement, les patrons ne sont pas devenus fous, ils sont contre calcul des énarques de baisser les charges complètement le contraire.


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